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La malédiction des pharaons



LA MALEDICTION N’EXISTAIT PAS, ILS L’ONT INVENTEE

Lancer une malédiction, les momies ? Allez, un peu de sérieux ! Oui, c’est vrai, les Égyptiens ont bien proféré des imprécations contre les profanateurs de sépultures. Contre les pillards avides des richesses des morts. Vers 2500 av. J.-C., les Textes des Pyramides énoncent cette mise en garde : « Quiconque posera un doigt sur cette pyramide (...), il sera jugé par l’Ennéade (groupe de neuf dieux), lui et sa maison seront désormais nulle part ; il sera proscrit et se dévorera lui-même ». Mais qui a peur de cette grande méchante formule ? Certainement pas les voleurs qui dépouillent les momies depuis la plus haute Antiquité. Leur activité ne connaît pas de temps mort. Alors d’où vient cette idée de malédiction ? Du déballage des momies qui commence dans la première moitié du XIXe siècle. Et qui inspire à un écrivain comme Edgar Allan une Petite discussion avec une momie (1847). Des romanciers de la deuxième moitié du XIXe siècle aussi. Et pas des moindres. Conan Doyle délaisse Sherlock Holmes et son raisonnement d’une logique implacable pour deux nouvelles au fantastique échevelé : L’anneau de Toth (1890) et Le lot 249 (1892). Amour, mort, résurrection et vengeance ! Tous les éléments du mythe de la malédiction sont là. Père de Dracula, Bram Stoker cède, lui aussi, à la tentation de la momie. Avec son Joyau des sept étoiles (1903) et une reine dont la beauté n’a d’égale que la cruauté... Marie Corelli, romancière à succès en Angleterre, y va de sa Ziska Charmezel (1897).
Un quart de siècle plus tard, elle contribuera à construire le mythe de la malédiction de Toutankhamon. Rendez-vous au chapitre 20 de ce livre...

Extrait de Florence Maruéjol, L’Égypte ancienne pour les nuls, Paris, éditions First, 2006, p. 280, reproduit ici avec l’aimable autorisation des éditions First, tous droits réservés.






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